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FEUILLE D’e-KRUT’

Départ en « colo » du Cardek

mardi 7 juillet 2009, par manuel santiago

Papa et maman restent à quai

« Lola, Agathe, Mélissa, Aurélien... » Sur l’aire de dépose de la place de l’Étoile, l’animatrice postée à l’entrée de l’autocar appelle les enfants qui auront le privilège de passer deux semaines en Bretagne. Un séjour inoubliable au bord de la mer, près d’Erquy (Côtes-d’Armor), avec leurs copains, six bénévoles et autant de gentils animateurs du Cardek. Mais sans maman et sans papa qui, pour la plupart, doivent vaquer à des occupations moins agréables telles que travailler ou chercher du travail. Une émotion teintée de tristesse et d’impatience se lit sur les visages. « Je suis content, ce soir on ouvre le champagne ! » En attendant qu’il soit appelé, Christelle fait plein de bisous à William, son fils de 10 ans, tandis que son mari François lui recommande de prendre « une place à côté de Valentin ». Ça y est, derrière la vitre, William, très à l’aise, agite la main en direction de ses parents. « Pour l’instant ça va, mais demain mat ! in ça va être autre chose pour moi, prononce Christelle. J’essaye de me dire qu’il va passer un bon moment et je suis contente pour lui. » Sabah, 11 ans, a réussi à retenir ses larmes... jusqu’à sa montée dans l’autocar. Installée sur son siège, elle ne quitte plus des yeux sa mère, ainsi que son oncle et sa cousine - venus en renfort. La fillette leur adresse de grands signes. « C’est une petite sentimentale, s’attendrit Fatiha. Les séparations sont très dures pour elle ; moi ça va au début, mais au bout de quelques jours, je commence à m’ennuyer et je n’arrive plus à dormir ! ». Sabah est déjà partie en « colo » dans les Vosges, l’an dernier, puis aux sports d’hiver en février. Avec le Cardek, elle verra la mer pour la première fois. Munie d’une carte de téléphone et d’enveloppes timbrées, elle pourra raconter ses impressions à sa maman, qui n’a pas eu de vraies vacances depuis « des années », exceptées des visites familiales en Moselle. « Moi, ça ne me fait rien d ! u tout : je suis content, ce soir on ouvre le champagne ! Lui aussi d’ailleurs, il était content de partir », s’amuse Sébastien. Son fils Maxime, 8 ans, « connaît tout le monde au Cardek » et a même déjà participé à la colo d’Erquy. Ce qui n’est pas le cas de Richie, 8 ans, qui vit dans le quartier de la Montagne-Verte : « Il ne voulait pas partir, on avait beau lui énumérer toutes les super activités qu’il allait faire ! », s’exclame Patricia. « Là je sens qu’il va pleurer... », observe-t-elle, émue malgré son expérience. Mère de cinq enfants - Richie est le petit dernier - elle les a tous envoyés en colo, un jour ou l’autre. « Je ne me fais plus de souci : une fois, j’ai dû en chercher un à Fouday, dans les Vosges, parce qu’il avait mal aux oreilles. Eh bien, dans la journée, après son passage chez l’ORL, j’ai dû le ramener là-bas, parce qu’il y avait une boom ! » Le car est parti, les parents sont restés à quai. Petit avant-goût des vraies grandes séparations de la vi ! e. Ju.M.DNA



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